Villa Respiro

Pyramide d’argent
Grand Prix Régional Ile-de-France 2010
Projet réalisé, 2011
Approche Environnementale
Zéro carbone
Surfaces
9 250 m² SHON
8 900 m² / 121 Logements
350 m² Commerce / 1 commerce
MOA
Nexity Apollonia
MOE
Paysagiste : Laurence JOUHAUD
Bureau d’étude HQE : Sophie BRINDEL-BETH
Bureau d’étude structure bois : CBS-CBT
Crédits
Perspectives : MooN Architecture, Asylum, la pixellerie
Photographe : Stéphanie Boisson
Il s'agit ici du programme « Collectif Nature » composé de bâtiments recyclables, constructions légères en ossature bois.
Romainville a conservé un charme villageois aux portes de Paris. Une atmosphère de faubourgs qui a perduré au-delà de la rupture des années 60. Bien sûr, cette rupture est visible mais elle n'est pas dominante comme dans d'autres communes de la première couronne parisienne. On peut même dire que par une politique adaptée de résorption et d'intégration, ces cités prendront place dans la ville comme un jalon parmi d'autres d'un récit urbain. La topographie, la structure de la ville, la force de la végétation ont préservé Romainville du gigantisme et de la ségrégation sociale si difficile à résorber maintenant.
Ces tissus urbains ne sont pas protégés pour autant. Remembrés, banalisés, un mouvement naturel s'opère vers la fermeture des passages en cœur d'îlots et le durcissement des fronts de rue. Des bâtiments de quatre niveaux en front de rue dans des tissus pavillonnaires peuvent transformer considérablement l'espace urbain.
Une autre solution est possible. C'est celle d'un urbanisme de ponctuation, de construction de nouvelles articulations urbaines qui puissent à la fois préserver l'esprit de la ville, et construire de nouveaux lieux de vie sociale tout en diversifiant et en modernisant l'offre résidentielle.
Les terrains libérés par la désindustrialisation même de taille modeste sont les premiers outils de cette transformation s'ils sont complétés par une politique de remembrement foncier.
Une forme urbaine innovante peut alors être conjuguée avec un travail en profondeur sur les parcours verts restitués à la ville. Ce n'est pas une vision homéopathique ou une politique de saupoudrage. C'est plutôt l'idée d'une réinvention du contexte avec les moyens d'aujourd'hui.
Pourquoi toute intervention contemporaine devrait-elle être autiste et brutale ? C'était peut-être l'esprit de la table rase il y a quelques décennies.
Nous sommes maintenant dans une autre époque où le développement durable est mis au cœur de l'action urbaine. Avec bien sûr le risque de privilégier le règlement par rapport au projet.
C'est une « inversion du regard » et un changement radical des pratiques qui est amorcée avec toutes les contradictions et les difficultés qui accompagnent ces temps de mutation.
Nous sommes au temps des « prototypes » et les terrains Nokia sont une occasion d'expérimenter à une échelle raisonnable une nouvelle démarche.












